Échantillonnage sélectif
Dans une lettre datée du 27 mai, le président régional de Federcaccia Piémont Guido Dellarovere a contacté les autorités compétentes – en particulier le Département de l'agriculture, de l'alimentation, de la chasse et de la pêche de la Région Piémont, le conseiller Dr Paolo Bongioanni, et la Direction de l'agriculture et de l'alimentation, Secteur de la conservation et de la gestion de la faune, le directeur Dr Paolo Balocco – afin de formaliser une demande urgente de révision et d'annulation partielle de la décision n° 5-2599 du gouvernement régional du 25 mai 2026 concernant le plan d'abattage sélectif des chevreuils dans les zones réglementées de la PSA.
la lettre
La Fédération Italienne de Chasse (FIdC) – Région Piémont, soussignée, au nom et pour le compte de ses instances territoriales et des chasseurs affiliés, a examiné formellement la résolution n° 5-2599 du Conseil Régional du 25 mai 2026 relative à l'introduction de la chasse sélective du chevreuil. Concernant cette disposition, la Fédération relève une contradiction manifeste dans l'acte administratif, qui cause un préjudice grave et injustifié à de nombreuses Zones de Chasse Territoriales (ZCT), Entreprises Agritouristiques de Chasse (EABC) et Entreprises de Chasse à la Faune Sauvage (EAFS) du Bas-Piémont. Plus précisément, le tableau annexé à la résolution, dans la colonne précédant la dernière, indique textuellement que : « le nombre total d'animaux à abattre est conforme aux limites fixées par l'OGUR, avec une répartition adéquate entre les différentes classes d'âge et de sexe, et compte tenu du périmètre limité du plan demandé. Dès lors, aucun motif ne s'oppose à l'approbation du plan. » Néanmoins, dans la dernière colonne du même tableau, pour les territoires situés dans les zones restreintes pour la peste porcine africaine (PPA), la mention « NON MISE EN ŒUVRE » est indiquée.
Les motivations
Ce refus préventif et de précaution semble manquer de fondement juridique et technique adéquat, pour les raisons suivantes :
Incapacité de la structure du commissaire : la résolution elle-même indique que le commissaire extraordinaire de la PSA a cessé son mandat le 27 mars 2026 et que l’ordonnance n° 7/2025 a expiré le 12 mai 2026. Il est donc inapproprié de suspendre l’application d’un plan de recouvrement régional en attendant une réponse à une note (n° 10657 du 18 mai 2026) adressée à un organe actuellement vacant et dépourvu de pouvoirs décisionnels.
Nature de l’espèce cible : l’abattage sélectif en question concerne le chevreuil, une espèce connue pour ne pas être une cible et pour ne pas être un vecteur de propagation du virus de la peste porcine africaine.
Traitement inégal et aspects illégaux : Les mesures et restrictions de biosécurité dans les zones réglementées par le PSA affectent diverses activités humaines (randonnée, cyclisme, sylviculture, récolte de produits forestiers, accès aux terres agricoles). L’interdiction exclusive de la chasse sélective, tout en laissant libres les autres activités, constitue un traitement manifestement inégal au détriment d’une seule catégorie d’activités. Cette pratique expose l’Administration à d’éventuelles plaintes pour abus de pouvoir et manquement à son obligation d’interdire d’autres activités équivalentes.
Dommages économiques et déséquilibre écologique : l’interdiction de la chasse sélective crée un grave déséquilibre de gestion des populations de chevreuils sur les territoires des ATC concernés, et cause également des dommages économiques immédiats et importants tant aux ATC eux-mêmes qu’aux sociétés (AFV et AATV) qui ont déjà planifié et investi dans la saison.
Précédent administratif et disparité interrégionale : il convient de noter que la région voisine de Ligurie, malgré des problématiques et des contraintes sanitaires similaires liées aux zones de restriction de la PSA, a autorisé le début de la chasse sélective au chevreuil, qui débutera régulièrement le 3 juin. Rien, ni technique ni juridique, ne justifie une application aussi restrictive et pénalisante des protocoles par la seule région du Piémont, comparativement aux territoires voisins présentant des caractéristiques similaires.
Dans l’esprit de coopération loyale qui a toujours caractérisé les relations entre la FIdC et les institutions régionales, il est jugé essentiel de dépasser le caractère préventif d’une interdiction non prévue par la législation en vigueur.
L'appel à la région
Compte tenu de ce qui précède, la Fédération soussignée prie ce Ministère et la Direction compétente de bien vouloir reconsidérer d'urgence le projet joint à la résolution n° 5-2599 du Gouvernement régional du 25 mai 2026, en supprimant la mention « NON RÉALISABLE » et en autorisant, avec effet immédiat, l'abattage sélectif des chevreuils dans toutes les installations du Bas-Piémont, conformément aux plans techniques déjà validés et jugés exempts d'obstacles. Conscients de votre attention et de votre sensibilité à ce sujet, et confiants dans une réponse rapide et des mesures correctives visant à protéger le territoire ainsi que le secteur cynégétique et économique, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la FIdC Piémont, l'expression de nos salutations distinguées. (Guido Dellarovere, Président de la FIdC Piémont)







































