processus de candidature
Quelques semaines avant l'échéance de septembre 2026 pour l'application du règlement (UE) 2024/1991 Restaurer la nature Conformément au Plan national de restauration de la nature de la Commission européenne, qui exige que chaque État membre soumette son propre plan national à la Commission européenne pour validation, notre pays semble accuser un certain retard, notamment en ce qui concerne l'implication de toutes les parties prenantes – et les chasseurs figurent sans aucun doute parmi les principaux acteurs – sur cette question spécifique. La Fédération italienne de chasse apprécie donc tout particulièrement l'initiative de Stefania Saccardi, présidente du Conseil régional de Toscane, qui, en collaboration avec le CNR-ISC, a organisé et accueilli mardi dernier, au siège du Conseil, la conférence « Restauration de la nature : une opportunité à ne pas manquer ». Cette conférence a permis aux institutions, aux experts et aux acteurs des secteurs agricole et cynégétique d'échanger sur le contenu et les perspectives de la loi relative à la restauration de la nature.
Des paroles aux actes
« Nous passons enfin des paroles aux actes », a souligné le président national Massimo Buconi lors de son intervention devant le groupe de travail. « Ce moment marque une étape importante. Les chasseurs souhaitent être acteurs, et non simples spectateurs, aux côtés des agriculteurs et des institutions, afin que la loi sur la restauration de la nature puisse générer des opportunités concrètes pour la gestion des terres et l'accroissement de la biodiversité. C'est une opportunité à ne pas manquer, comme je l'ai souligné à maintes reprises, et la Fédération a toujours été à l'avant-garde sur ce sujet, en collaborant directement avec les ministères concernés, notamment lors de la conférence organisée à Pérouse en décembre 2025, où nous avons exprimé les mêmes préoccupations qu'aujourd'hui. » Le président Buconi a clairement exprimé ses inquiétudes quant aux modalités de participation pour la collecte d'avis sur le Plan national de restauration envisagé par notre pays, insistant sur la nécessité d'assurer une participation concrète, et non formelle, des parties prenantes afin que les contributions des territoires aient un impact tangible sur les décisions opérationnelles futures.
Gestion de territoire
Ce concept a également été exprimé par la Présidente du Conseil régional dans son discours institutionnel, où elle a souligné l'importance d'un dialogue large et structuré sur un sujet destiné à impacter significativement la gestion des terres et les activités de production. L'initiative, structurée en deux sessions distinctes tout au long de la journée, a réuni de nombreux intervenants qualifiés, qui ont présenté les positions de tous les secteurs concernés. Devant une salle comble et un public encore plus nombreux suivant les débats en direct, la session du matin, animée par le journaliste Marco Ramanzini, a donné lieu à des présentations aux niveaux national et européen. Parmi les intervenants figuraient Valentina Siddi de FACE ; les responsables régionaux Marco Ferretti (Toscane), Paolo Genta (Ligurie) et Alberto Zannol (Vénétie) ; Stefano Masini, coordinateur du pôle Environnement et Territoire de Coldiretti national ; Pierangela Angelini d'ISPRA ; Antonio Maturani, directeur général de la Direction du patrimoine naturel du MASE ; et Simona Angelini, directrice générale de la Direction du développement rural du MASAF.
Panel de discussion
La table ronde de l'après-midi, animée par Michele Bottazzo, a été ouverte par Stefano Focardi du CNR de Florence, un institut avec lequel Federcaccia a formalisé un accord. Ce groupe de travail, composé notamment de techniciens du Bureau d'études et de recherches de la FIdC, a pour objectif spécifique d'analyser les effets de la mise en œuvre du règlement sur les habitats des espèces de gibier d'intérêt cynégétique et d'élaborer des propositions techniques pertinentes. Ont suivi les interventions de Renato Ferretti (CONAF), Marco Zaccaroni (Université de Florence), Monica Tommasi (Amis de la Terre) et Matteo Martinet (ATI Vallée d'Aoste). Tous les participants ont insisté sur la nécessité d'intégrer pleinement la restauration environnementale aux activités agricoles et de production, ainsi que sur l'importance – soulignée en particulier par Marco Ferretti de la Région Toscane – de la pleine implication des collectivités locales, d'une identification précise et ciblée des zones d'intervention et d'une évaluation concrète des outils disponibles.
Le dialogue entre les parties
Étaient également présents l'honorable Marco Simiani, dont les propos ont été riches en enseignements et en réflexions, et Marina Berlinghieri de la Fondation UNA. « Cette discussion a confirmé l'importance d'initiatives comme celle promue par la Région Toscane », a commenté le président Buconi à l'issue de la réunion. « Elles peuvent créer un point de convergence entre des besoins divers mais complémentaires et ouvrir la voie à une mise en œuvre commune de la législation européenne. Cette voie est encore en cours d'élaboration, et il sera essentiel de poursuivre le dialogue entre toutes les parties prenantes afin d'atteindre un objectif qui concerne l'ensemble de la société, car un environnement plus sain et plus riche est dans l'intérêt de tous les citoyens du pays. Pour notre part, nous inciterons une nouvelle fois les ministères concernés à suivre cet exemple. J'attends avec un intérêt particulier le document final qui sera élaboré à l'issue de cette initiative et qui rassemblera et synthétisera les idées qui ont émergé au cours de la journée, notamment les perspectives, les points critiques et les éventuels points d'accord. »






































