Un demi-siècle et je ne le ressens toujours pas
Le deuxième chapitre de la saga, considéré par beaucoup comme supérieur au premier. « Le deuxième Fantozzi tragique » fête aujourd'hui ses 50 ans, exactement, depuis sa sortie en 1997. cinémas 15 avril 1976 : un demi-siècle déjà bien entamé, à tel point que les gags et les blagues de ce film restent d'une actualité brûlante et sont encore largement exploités. Parmi les scènes considérées comme les plus drôles, on retrouve sans conteste la partie de chasse (d'ailleurs, une de ces scènes a servi d'affiche au film de Luciano Salce). En moins de dix minutes, on est transporté dans l'Italie des années 10, au cœur même de la chasse, avec toutes les exagérations typiques de Paolo Villaggio pour son personnage le plus célèbre.
Exagérations sans fin
Le spectateur découvre qu'Ugo Fantozzi est une fois de plus impliqué dans le complot de son collègue Filini : l'ouverture de la chasse. Les deux hommes se rendent dans une zone verdoyante qui devrait être quasi déserte, mais où se trouve en réalité une concentration impressionnante de chasseurs. Fantozzi et Filini, fidèles à eux-mêmes, sont complètement perdus, vêtus et équipés de bric et de broc : du lance-pierres du comptable à la ceinture de cartouches de mitrailleuse géante, en passant par le sérum anti-vipères et la cage contenant un canari. Entre quiproquos et méprises, l'épisode monte en puissance de façon délibérément exagérée, révélant les connaissances insoupçonnées de Villaggio en matière de chasse, qui mentionne notamment les pipits des prés et les appelants vivants.
Satire et réflexions
La situation dégénère, transformant une simple partie de chasse en une véritable guerre de tranchées, avec bombardements, chars et tout ce que la guerre peut engendrer. Les scènes ont été tournées à Manziana, petite ville au nord de Rome (non loin du lac de Bracciano), comme l'explique Elisabetta Villaggio, la fille du réalisateur, dans le livre « Fantozzi Behind the Scenes ». Cette adaptation cinématographique de la chasse est aussi hilarante aujourd'hui qu'en 1976, grâce à l'intrigue typique de Fantozzi : l'homme ordinaire, Fantozzi lui-même, est plongé dans un rituel absurde et devient la victime des conventions. Au-delà de la simple représentation d'une activité cynégétique courante à l'époque, il s'agit d'une satire de la bourgeoisie italienne d'il y a cinquante ans — en somme, une partie de chasse presque élitiste qui vire au cauchemar grotesque.









































