Doutes infondés
L'Association AB se félicite de la récente décision de TAR Latium (Deuxième et troisième section) qui établit la légitimité de la gestion de la faune sauvage en Italie. Par l'arrêt n° 04460/2026, les juges ont validé le cadre du Plan extraordinaire de gestion et de confinement de la faune sauvage, confirmant ainsi que la voie empruntée est la bonne pour protéger la biodiversité et les paysages. L'une des avancées les plus importantes pour notre association est le rejet des contestations de constitutionnalité soulevées à l'encontre de l'article 19-ter de la loi n° 157 de 1992. Les juges ont qualifié ces doutes de « manifestement infondés ». L'activité de planification extraordinaire a été jugée pleinement conforme aux principes européens et nationaux, sous réserve du respect de la protection des aires protégées et de la faune sauvage.
Outils techniques
Cette décision légitime officiellement les outils techniques nécessaires pour faire face à l'urgence liée aux sangliers :
- Abattage sélectif : L'abattage de jour comme de nuit est confirmé.
- La technologie au service du territoire : l’utilisation d’intensificateurs de lumière, de visionneuses et d’instruments d’éclairage est légitimée pour garantir efficacité et précision.
- Méthodes alternatives : Bien que le Plan prévoie l’abattage et la capture comme principaux outils, les juges ont réaffirmé que l’intégration avec des méthodes alternatives est possible et doit être évaluée au cas par cas par les Régions.
Précisions importantes
Malgré le jugement globalement positif, le TAR a apporté quelques clarifications importantes :
- Sécurité publique (article 21 de la loi 157/92) : Les juges ont annulé la partie du plan qui visait à ignorer aveuglément les interdictions énoncées à l’article 21 de la loi-cadre. Par conséquent, les dispositions relatives à la sécurité, telles que l’interdiction de tirer sur les habitations ou de porter des armes dans les zones résidentielles, demeurent intangibles.
- Contraintes européennes : La Cour a rappelé qu’il est impossible d’introduire des dérogations générales aux interdictions de l’UE concernant l’utilisation de méthodes de piégeage non sélectives (directive Oiseaux et Habitats). La protection de la biodiversité demeure la priorité.
- Espèces para-indigènes : L’exclusion automatique des méthodes alternatives pour les espèces « para-indigènes » (celles présentes avant 1500 après J.-C., comme le daim et le lapin sauvage) a été annulée, car elles ne peuvent être assimilées à tous égards aux espèces exotiques envahissantes.
Zones protégées
Le Tribunal administratif régional a également cassé la disposition prévoyant la nomination automatique des organes de gestion des aires protégées régionales en cas de non-respect du Plan dans un délai de six mois. Les juges ont estimé que le pouvoir de substitution devait reposer sur une base juridique précise et ne pouvait porter atteinte à l'autonomie réglementaire des autorités de parc instituée par la loi 394/1991. Cette décision constitue une victoire pour les partisans d'une gestion scientifique et pragmatique de la faune sauvage. Le Plan extraordinaire se trouve ainsi renforcé dans ses fondements, tout en conservant les références nécessaires à la sécurité et au droit européen qui garantissent son équilibre (source : AB – Agrivenatoria Biodiversitalia).







































