La réalité des faits ne change pas.
« Les récents modification de l'article 16 de la loi 157/92Approuvée dans le cadre du budget 2026, la loi a suscité une vive polémique au sein de la communauté cynégétique, les interprétations de cette nouvelle législation étant souvent partiales ou imprécises. Concrètement, un nouveau type d'exploitation de la chasse a été introduit : l'exploitation à but lucratif, qu'elle soit individuelle ou collective. Il est important de préciser d'emblée que les faits restent inchangés : le pourcentage maximal de terres agricoles et forestières allouées aux organismes privés demeure à 15 % ; les organisations de chasse, comme actuellement en vigueur, pratiquent la chasse selon le calendrier prévu ; et les entreprises, comme c'est déjà le cas, doivent mettre en œuvre des mesures de restauration et d'amélioration de l'environnement. Alors pourquoi notre association s'y oppose-t-elle fermement ? Parce qu'elle bouleverse complètement l'approche de la chasse au gibier sauvage.
Le début de la marchandisation de la faune
C’est le début de la marchandisation de la faune sauvage, actuellement un patrimoine national inaliénable. Nous sommes fermement convaincus que la chasse moderne doit respecter l’environnement et les populations sauvages, et que les chasseurs, qu’ils soient inscrits auprès d’un organisme de contrôle de la faune (ATC) ou d’un organisme de gestion de la faune (AFV), doivent contribuer davantage qu’ils ne prennent, en mobilisant leurs propres ressources, humaines et financières, afin de préserver ce patrimoine que les législateurs ont judicieusement défini en 1992 comme un patrimoine national inaliénable. Lorsqu’une ressource naturelle devient officiellement une source de profit – et il existe des milliers d’exemples à travers le monde – une exploitation incontrôlée s’installe, au détriment de tous. Ce n’est pas un hasard si la Directive Oiseaux interdit la vente de la plupart des espèces chassables : il est en effet très tentant de s’enrichir en misant sur l’arrivée automnale des canards, des pigeons ramiers ou des bécasses.
Les attentes placées dans les régions
Maintenant que la polémique est retombée, nous espérons que les régions réglementeront strictement ces véhicules blindés de chasse à but lucratif et, là où aucune redevance régionale n'est perçue, qu'elles seront réintroduites. Nous suivrons de près la mise en œuvre du nouvel article 16 afin d'éviter une dérive qui vise manifestement à nous conduire à la chasse privée : c'est un premier pas ! Enfin, une dernière question, mais non des moindres : malgré la nécessité de mettre à jour et de moderniser la loi 157, et malgré toutes les promesses faites, après trois ans, cette majorité ressent-elle l'urgence d'approuver cet amendement à elle seule ? N'oublions pas qu'en trente ans d'application de la loi 157, aucune région n'a atteint le seuil fatidique des 15 %, et qu'il reste encore des milliers de kilomètres carrés de terres plus intéressantes qui, maintenant qu'il y a de l'argent à gagner, peuvent être exploitées.
Aspects sous-estimés
Nous tenons également à souligner que, comme c'est souvent le cas avec les réformes qui n'en sont pas vraiment, mais plutôt des mesures hâtives et opportunistes, tous les aspects ne sont pas pris en compte. À ce jour, dans de nombreuses régions, il est possible d'intégrer de force à des projets d'aménagement foncier privé les terres de propriétaires qui s'y opposent ou qui sont introuvables, jusqu'à environ 10 % de la superficie totale du projet, selon la réglementation régionale. Comment une personne peut-elle être intégrée de force à l'exploitation individuelle d'une autre ? En somme, c'est comme si un artisan installait son atelier sur un terrain qui ne lui appartient pas, sans que le propriétaire puisse s'y opposer. Ce point est loin d'être anodin ; la reconstitution du cadastre en Italie, notamment dans les zones vallonnées et montagneuses, a toujours constitué un problème majeur.







































