Querelles bureaucratiques
Une révolte générale gronde au sein de la communauté des chasseurs romains à l'approche de la saison 2026/2027 . Face à une bureaucratie pesante et dénuée de tout cadre réglementaire, des services municipaux surchargés et des contradictions institutionnelles flagrantes, des milliers de chasseurs romains se heurtent à un obstacle invisible mais insurmontable : le retrait de leur permis de chasse. Toutes les associations et clubs de chasse de la région de Rome dénoncent unanimement la gravité de la situation, exaspérés par un service défaillant qui paralyse le soutien aux membres et constitue un véritable frein à la pratique libre de la chasse.
L'absurdité de 2026 : services fragmentés et droits bafoués
Les clubs et associations de chasse ont toujours joué un rôle essentiel d'intermédiaire social et administratif. Pendant des années, la gestion des permis était centralisée et efficace : grâce à la délégation collective de leurs membres, les associations délivraient les permis à leurs adhérents (même s'ils résidaient dans des communes différentes), garantissant ainsi l'ordre et la rapidité du processus, et soulageant les services publics de milliers de démarches individuelles et d'attentes interminables aux guichets. Pour la saison de chasse 2026/2027, un changement brutal a été instauré : cette méthode est arbitrairement interdite, et la délivrance des permis est désormais exclusivement réservée à la commune où le chasseur est enregistré. Ainsi, même les particuliers sont contraints, sans préavis, de retirer leur permis uniquement auprès de leur propre commune. Cette décision engendre d'énormes difficultés pour l'ensemble du secteur et ralentit considérablement le fonctionnement des services. Résultat ? Un service paralysé, des mairies saturées et un véritable parcours du combattant pour les chasseurs, notamment les actifs et les personnes âgées.
Un véritable scandale
Ce qui transforme ce service défaillant en un véritable scandale administratif, c'est l'illégitimité réglementaire totale de la mesure. Ce qui rend cette restriction bureaucratique encore plus incompréhensible, c'est la comparaison avec l'ancienne plateforme informatique gérée par la Ville Métropolitaine de Rome. Comme le démontrent les documents disponibles, ce système permettait une gestion simplifiée et flexible : les chasseurs pouvaient indiquer séparément leur commune de résidence et celle où ils pouvaient déposer leur demande de permis. Pourquoi avoir décidé de démanteler un modèle fonctionnel pour le remplacer par un système lourd et rigide, en contradiction flagrante avec la législation régionale ? Derrière de prétendues « difficultés logistiques » se cache une volonté bien précise de pénaliser et d'épuiser la communauté des chasseurs.
La figure du chasseur
À une époque où le rôle du chasseur est essentiel à la protection de l'environnement, à la prévention des dommages à l'agriculture et à la gestion de la faune sauvage (notamment depuis l'épidémie de peste porcine africaine), les institutions locales réagissent par un renforcement des restrictions et une bureaucratie accrue. Pour sortir de cette grave impasse, toutes les associations de chasse locales convergent vers une action commune et concertée avec Rome, la Région du Latium et le Comité technique régional de la chasse (CTFVR).
Les demandes
Les demandes prioritaires et non négociables présentées à l'institution sont les suivantes :
Levée immédiate des restrictions municipales : rétablissement de la validité de l'ensemble de la zone de la capitale de Rome comme zone unique pour la fourniture du service d'émission.
Reconnaissance des délégations de membres : autoriser les clubs et les associations à collecter les cartes de membre de leurs membres auprès de toute municipalité désignée.
Intervention urgente du CTFVR : ouverture d’une table de discussion commune pour définir un protocole uniforme applicable à toutes les communes romaines, mettant ainsi fin aux interprétations arbitraires et divergentes.
Les chasseurs romains s'acquittent régulièrement de cotisations, de taxes régionales et de permis d'État pour pratiquer une activité légalement réglementée. Il est intolérable que l'exercice de ce droit soit subordonné aux décisions arbitraires ou aux difficultés d'organisation de certaines municipalités.
Il est temps que le monde de la chasse tout entier unisse ses forces pour exiger le respect de la loi et le rétablissement de la transparence administrative (source : AB – Agrivenatoria Biodiversitalia).





































