Droit de l'État
Du point de vue de la conformité législative, la loi nationale 157/92 peut-elle prévoir la possibilité pour les régions d'approuver leurs calendriers de chasse par le biais d'une législation régionale ? Cette question a été soulevée ces dernières heures. CONFAVI (Confédération des associations de chasse italiennes), L’Association pour la culture rurale et FCR. Comme l’ont souligné les associations, d’un point de vue législatif, il s’agit d’une option viable, mais le texte doit être élaboré avec soin car il présente deux limites :
* la compétence exclusive de l’État en matière de protection de l’environnement (article 117 de la Constitution) ;
* Directive européenne 2009/147/CE (« Directive Oiseaux »), qui impose des limites précises aux saisons de chasse.
Principe de compétence
Selon CONFAVI, ACR et FCR, la modification devrait être fondée sur la méthode de la comptabilité d'exercice, laissant inchangées toutes les limitations de fond. Par exemple :
À l'article 18, paragraphe 2, de la loi n° 157/1992, ce qui suit est ajouté après les mots « les régions publient le calendrier régional » :
« Le calendrier de chasse peut être approuvé par une loi régionale ou par un autre acte prévu par la législation régionale. »
De cette façon:
* vous ne modifiez pas les espèces chassables ;
* ne modifiez pas les délais maximums établis par la loi de l'État ;
* ne pas supprimer le respect de la Directive Oiseaux ;
* uniquement l’instrument réglementaire par lequel la Région approuve les modifications du calendrier.
Aujourd'hui, la quasi-totalité des calendriers sont des résolutions du Conseil régional et sont contestées devant le TAR.
Si le calendrier était approuvé par une loi régionale :
* elle ne serait plus contestable devant le TAR ;
* ne pourrait être contestée que par le biais d'une audience de légitimité constitutionnelle devant la Cour constitutionnelle, engagée dans les cas prévus par la loi.
Un amendement encore plus fort
D'un point de vue pratique, cette modification est bien plus efficace. Un amendement encore plus ambitieux consisterait à insérer l'alinéa 2 bis. Le calendrier de chasse relève de la compétence législative régionale et est approuvé par la législation régionale conformément à la présente loi, à la législation européenne et aux conventions internationales.
Cette formulation précise que :
* Toutes les limites nationales restent en vigueur ;
* Les limites européennes restent inchangées ;
* Seule la source légale change.
Le rapport explicatif sera décisif.
Pour convaincre le Parlement et le gouvernement, le rapport devrait démontrer que :
* le calendrier de chasse réglemente chaque année une question de compétence régionale ;
* L’approbation par une loi régionale renforce le rôle du Conseil régional ;
* accroît la transparence et le débat démocratique ;
* réduit les litiges administratifs découlant de la contestation des actes administratifs ;
* Les contraintes découlant de la loi n° 157/1992 et du droit de l'Union européenne restent pleinement applicables.
structure des compétences
Le communiqué poursuit : « À notre avis, la proposition aurait davantage de chances d’être examinée si elle n’était pas présentée comme une loi favorable à la chasse, mais plutôt comme une réforme de l’équilibre des pouvoirs entre l’État et les Régions, sans pour autant réduire les protections offertes par la législation nationale et européenne. Afin de faciliter le travail du gouvernement et des parlementaires, nous pouvons également préparer un amendement parlementaire en bonne et due forme (selon le modèle utilisé par la Chambre des députés et le Sénat), comprenant le texte législatif, l’exposé des motifs et le rapport technique, prêt à être déposé par un parlementaire. »







































